AST SpaceMobile est en train de s’imposer comme un acteur incontournable de la connectivité « direct-to-device » (directement vers l’appareil). Il s’agit de la prochaine grande évolution de la couverture mobile, dont l’objectif est de réduire, voire d’éliminer, les zones blanches en permettant aux téléphones intelligents LTE et 5G standards de se connecter directement aux satellites lorsque les tours terrestres sont hors de portée.
Cette semaine, un détail important pour le marché canadien a fait surface : Bell et TELUS apparaissent tous deux sur la carte mondiale des partenaires opérateurs d’AST SpaceMobile.
Cette apparition suggère que TELUS aurait signé un accord (rapporté comme un protocole d’entente) pour rejoindre Bell dans l’écosystème d’AST. Bien que TELUS n’ait pas encore confirmé publiquement les détails, si ce partenariat passe du papier à la réalité, cela pourrait transformer radicalement la façon dont les Canadiens envisagent la couverture réseau dans les régions éloignées.
Faits saillants
AST déclare avoir plus de « 50 opérateurs de réseaux mobiles » partenaires à travers le monde.
Le basculement entre les tours cellulaires et la couverture satellite est conçu pour être automatique et imperceptible pour l’utilisateur.
Les satellites BlueBird d’AST visent à fournir du large bande 4G et 5G aux appareils de tous les jours (aucun téléphone satellite encombrant n’est requis).
Bell est déjà liée aux efforts d’AST, l’entreprise citant des appels tests réussis avec Bell dans son historique de développement.
La présence de TELUS sur la carte des partenaires est un signal fort d’un protocole d’entente, bien qu’aucune annonce officielle n’ait été faite au moment d’écrire ces lignes.
Qu’est-ce qu’AST SpaceMobile et pourquoi est-ce important ?
La promesse d’AST SpaceMobile est simple mais ambitieuse : mettre fin aux zones mortes en utilisant des satellites qui fonctionnent comme des « tours cellulaires dans l’espace », se connectant directement au téléphone intelligent qui se trouve déjà dans votre poche.
Si ce service devient une réalité commerciale au Canada, l’impact sera majeur pour les voyageurs traversant des routes isolées, les amateurs de plein air (randonneurs, chasseurs), les travailleurs en région éloignée (ressources, construction) et les communautés nordiques où la construction de tours physiques est difficile.
En résumé, il ne s’agit pas d’avoir des « vitesses plus rapides » au centre-ville, mais d’assurer une connectivité de base et une sécurité là où le réseau est actuellement faible ou inexistant.
Un signal, pas encore une confirmation
Voir Bell et TELUS sur une carte de partenaires est significatif, mais ce n’est pas synonyme de lancement immédiat. La route est longue entre un logo sur une carte et un signal fonctionnel sur votre téléphone. Le parcours typique comprend un accord stratégique, l’intégration du réseau, la certification de compatibilité des appareils, l’approbation réglementaire et enfin le lancement commercial.
Pour l’instant, la conclusion pratique est que Bell semble fermement alignée avec AST, et que TELUS semble rejoindre les rangs. Cela placerait deux des « trois grands » opérateurs canadiens dans le camp AST.
La fracture canadienne : AST vs Starlink
Le paysage de la connectivité satellitaire directe au Canada semble se dessiner comme une course à deux voies, divisant les grands opérateurs en camps opposés :
Bell et (potentiellement) TELUS avec AST SpaceMobile. Rogers avec Starlink et ses initiatives « direct-to-cell ».
Le partenaire choisi par votre opérateur influencera des facteurs cruciaux comme la date de lancement, les cartes de couverture et la tarification. À mesure que ces constellations de satellites se déploient, PlanHub continuera de surveiller quel opérateur offrira la meilleure couverture pour les grands espaces canadiens.