Un brevet récemment déposé par Google révèle les recherches de l’entreprise sur une intelligence artificielle capable de croiser vos données biométriques avec vos habitudes de consommation numérique. L’objectif : vous avertir avant que vous ne consultiez un contenu susceptible de provoquer du stress.
Le principe d'une surveillance biométrique croisée
Le système proposé combinerait les mesures de vos appareils connectés (rythme cardiaque, qualité du sommeil, indicateurs de stress) avec une analyse en temps réel des contenus affichés sur votre écran Android. L’IA examinerait textes, images et vidéos pour les catégoriser selon leur nature émotionnelle.
Cette corrélation permettrait d’établir votre profil personnel de déclencheurs de stress. Par exemple, si votre fréquence cardiaque s’accélère systématiquement lors du visionnage d’actualités le soir, le système l’identifierait comme un pattern récurrent.
Des alertes préventives configurables
Face à un contenu potentiellement problématique, vous recevriez une notification vous laissant libre de poursuivre ou non. Le système pourrait même suggérer des pauses en anticipant certaines réactions physiologiques.
L’utilisateur définirait une liste blanche des applications concernées, réseaux sociaux, YouTube, sites d’actualités, tout en excluant automatiquement les emails ou services bancaires. Les alertes s’adapteraient à vos préférences, des notifications immédiates aux bilans quotidiens.
Un traitement local pour limiter les risques
Google privilégierait un fonctionnement sur l’appareil, évitant le transfert de données sensibles vers ses serveurs. L’apprentissage fédéré améliorerait progressivement le modèle tout en conservant les informations localement.
Un système de validation permettrait de confirmer ou corriger les détections de stress, affinant ainsi la précision des prédictions futures.
Ce brevet illustre les nouvelles frontières explorées par les géants technologiques dans l’assistance personnalisée. Toutefois, l’analyse automatisée de nos réactions émotionnelles aux contenus soulève des questions sur les limites entre aide et surveillance, même avec des garanties de confidentialité.
Le passage du brevet à un produit commercial reste incertain, mais cette recherche témoigne de l’évolution des ambitions de Google dans le domaine du bien-être numérique.