Lors d’une récente communication, Wonjin Lee, président du marketing mondial de Samsung, a reconnu qu’une révision des tarifs des prochains produits de la marque, dont le Galaxy S26 attendu fin février, était à l’étude. Cette réflexion fait suite à la flambée persistante des coûts des composants, notamment ceux des semi-conducteurs et de la mémoire.
Si le marché américain pourrait, selon certaines sources industrielles, être épargné pour préserver les volumes de vente, les consommateurs canadiens et d’autres régions internationales devraient se préparer à une possible majoration. Cette situation illustre la stratégie différenciée des constructeurs sur des marchés aux dynamiques concurrentielles variables.
Une hausse des coûts qui profite aussi à Samsung
Le paradoxe est notable : l’explosion des prix de la mémoire, qui pèse sur les coûts de production, a simultanément permis à la division DRAM de Samsung d’enregistrer un chiffre d’affaires record de 19,2 milliards de dollars au dernier trimestre 2025. Cette tension sur les composants clés, ajoutée aux augmentations potentielles des coûts de main-d’œuvre et de marketing, oblige le géant coréen à trouver un équilibre délicat entre marge et compétitivité tarifaire.
Une stratégie commerciale à deux vitesses
La protection du marché américain semble prioritaire. Cette approche, qui consisterait à maintenir les prix inchangés aux États-Unis, reflète l’intensité de la concurrence avec Apple et les autres acteurs Android sur ce territoire. En revanche, les marchés comme le Canada, souvent moins disputés, serviraient de variables d’ajustement pour absorber une partie de l’inflation des coûts sans affecter la performance globale.
Le lancement de la série Galaxy S26, prévu autour du 25 février 2026, s’annonce donc sous le signe de la prudence. Les annonces officielles devront concilier la valorisation des innovations techniques avec une communication transparente sur la politique tarifaire, sous peine de heurter des consommateurs déjà sensibles à l’inflation.